Selima Sfar: "Numéro 1 africaine, ce n'est pas terrible !"
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A 28 ans, la Tunisienne Selima Sfar vit un début de saison 2006 qui pour toute joueuse normalement constituée constituerait une sorte "d'annus horibilis". Pourtant, la championne d'Afrique en titre, que nous avons rencontrée à Roland Garros après sa défaite au deuxième tour des qualifications de Roland Garros face à l'Ukrainienne Yulia Beygelzimer, reste confiante sur son avenir tennistique. Entretien.

-Que retirez-vous de ce Roland Garros 2006 ? Le bilan est loin d'être positif ?

Selima Sfar. C'est bien ce qui m'arrive...

-Une défaite, c'est bien, expliquez-nous ça ?

Selima Sfar. Non, évidemment. Ce que je veux dire c'est que je retrouve de bonnes sensations après être descendue très, très bas à cause de divers problèmes à la cheville ou à l'épaule. Et puis, ces derniers mois, j'ai souvent joué en étant malade et je pompais sur mon énergie. Là, je me sens mieux.

-Ce qui reste positif, en revanche, c'est votre place de numéro 1 africaine, que vous conservez malgré tout vos pépins physiques ?

Selima Sfar. Oui. Mais, malheureusement numéro 1 africaine, ce n'est pas terrible... Enfin, après Roland Garros, je n'ai quasiment aucun point à défendre pendant plus de neuf mois. Donc, je ne peux que remonter ! En tout cas, j'ai bien envie de remonter dans les cent premiers d'ici à la fin de cette année 2006.

-Sur un plan plus général, il semble que le tennis féminin africain soit en crise ? La relève est loin de pointer le bout de sa raquette ?

Selima Sfar. Oui, mais ça peut me servir ! Comme ça, je pourrais représenter l'Afrique aux prochains Jeux Olympiques de Pékin et décrocher une médaille olympique, c'est mon plus grand rêve...

-Revenons sur votre début de saison, en êtes-vous satisfaite ?

Selima Sfar. Tout n'est pas négatif, j'ai gagné un 75 000 dollars à Beyrouth récemment contre l'Ukrainienne Beygelzimer. Lors de ces qualifications de Roland Garros, j'ai malheureusement perdu contre cette même Beygelzimer. Mais, il faut croire qu'avec son coach, ils avaient étudié mon jeu au microscope.

Propos recueillis par Driss Bougrine