Sfar : « Je suis ici comme chez moi »
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08 février 2005 - Alexandre CARLIER
La joueuse tunisienne poursuit son marathon parisien. Après s'être extirpée des qualifications, Selima Sfar a éliminé au forceps l'Italienne Flavia Pennetta (7-6, 6-4). Avec les faveurs du public parisien, elle profite de ces bons moments passés sur le court.


On n'arrête plus la Tunisie. Après la demi-finale de Handball, c'est Selima Sfar...
J'ai suivi tous les matches. Mon coeur vibrait à chaque fois qu'ils jouaient. Ils m'ont donné de la force. Il ne manquait que la médaille de bronze ensuite contre la France. Ceci dit, c'est du niveau mondial et je suis très fier de mon pays, c'est génial.

Vous êtes au second tour. C'est une première ?
En 2001 et 2002, j'étais parmi les 70 meilleures mondiales donc j'ai l'habitude de jouer ce niveau. Puis pendant deux mois et demi, j'ai eu des pépins de santé, j'ai eu du mal à gérer ça ... Cela fait maintenant sept mois que je suis de retour et ça commence à revenir. Avec ce tournoi je rentre à nouveau dans le top 100.

Après les qualifications, comment vous-êtes vous senti physiquement ?
J'étais un peu fatigué mais c'est normal. L'organisation ne peut pas faire plaisir à tout le monde. Aujourd'hui, je me suis fait mal à l'adducteur droit au deuxième jeu. Puis à l'adducteur gauche au quatrième jeu. Mais je suis allé chercher le match avec mon coeur parce que je le voulais vraiment.

Vous avez été au tie break dans le premier set et vous l'emportez asez largement (7-1). Pensez-vous que ce soit le tournant du match ?
Oui je le pense. J'ai vu mon adversaire qui baissait un peu les bras. On était très éprouvée physiquement. Je ne voulais pas lui montrer que j'avais mal. Le premier set a mentalement beaucoup compté. Le gagner m'a donné beaucoup de jus.

Que représente cet Open Gaz de France pour vous qui habitez à Biarritz et qui est francophone ?
Maintenant je vis davantage sur Paris où je m'entraîne avec mon coach Anthony Guillou. A Paris, on trouve pas mal de Tunisiens et pas mal d'Arabes. Habitant en France, c'est comme si je jouais chez moi. Le public est génial. C'est la première fois que je suis dans le tableau final, c'est une expérience fabuleuse. J'adore Roland-Garros mais l'Open Gaz de France va rester un super souvenir aussi.

Comment ça va se passer au prochain tour. Vous allez demander à des amis de venir ?
J'ai déjà pas mal d'amis qui sont là. J'ai vu le Consul tunisien il y a quelques jours pour refaire mon passeport. Il m'a dit "Si vous avez besoin, on a 200 supporters ici près à vous soutenir." Je pense que je vais l'appeler parce que j'en aurai besoin demain.

Le prochain tour, ce sera Nadia Petrova. Connaissez-vous cette joueuse ?
Bien sûr parce que c'est un super bonne joueuse qui est très dangereuse sur le circuit. Je rentrerai sur le court avec rien à perdre et surtou avec le plaisir de jouer. Aujourd'hui je suis contente d'avoir gagné pour les points au classement mais aussi pour rejouer sur ce Central. C'est pour ces émotions que je joue au tennis.

Est-ce l'année du renouveau pour vous ?
Je travaille dur pour ça. J'y crois et Inch'Allah ça va marcher.